L’Autre Cendre, 2016 – 2017

L‘Autre Cendre #01, 2016

L‘Autre Cendre #02, 2016 

L‘Autre Cendre # 03 , 2017 

 

Comment traiter de la disparition lorsqu’il n’y a plus de traces ? Comment représenter ce qui n’existe plus, ce qui est devenu invisible. La photographie est pour moi un outil permettant de montrer une réalité tout en suggérant une autre et possède un pouvoir d’évocation de quelque chose qui pourrait être mais qui ne l’est pas. Alfred Partikel a disparu dans la forêt sans laisser de traces. De cette idée de matérialiser un vide, ma proposition se décline en trois photographies. Deux photographies relèvent d’une approche documentaire, afin d’évoquer deux représentations fictives, celles du lieu où aurait pu avoir lieu la disparition (la foret), et celle d’un objet en train de s’effacer (un vélo caché derrière la végétation). La troisième consiste en une installation et une interprétation de la notion de désintégration. Un objet, en référence à une expérience de la vie de Alfred Partikel, sa fuite de Königsberg, (ville ayant été détruite et elle aussi disparue) a été désassemblé pour être reconstitué fragmenté. L’assemblage de ce vélo est suspendu et éclaté dans un lieu militaire abandonné de la NVA. Le choix du lieu repose sur sa fonction, en référence à un doute concernant les raisons de sa mort (Il est entre autres supposé qu’il a été tué par un soldat dans la forêt). L’objet- ici le vélo- est pris comme support d’analyse pour établir une relation entre la notion de disparition et les imaginations, les doutes, les suppositions qui l’accompagnent. L’ensemble des photographies souhaitent retranscrire de manière poétique, entre fiction, illusion une réalité possible l’idée de l’ambiguïté de l’absence et une analogie du vide, pour une disparition soudaine et inexpliquée.

 

L‘Autre Cendre #01, #02, # 03, 2016 & 2017- 60*60 cm, Analoger Handabzug auf Fuji DP II matt Papier, Edition 5 + 2AP

Wie kann man Verschwinden sichtbar machen, wenn es keine Spuren mehr gibt? Wie kann man dem Gestalt geben, was nicht mehr existiert, was unsichtbar geworden ist? Alfred Partikel ist spurlos im Wald verschwunden, als hätte er hat sich in seine Bestandteile aufgelöst. Mit der Absicht, eine Leere zu materialisieren, umfasst mein Vorschlag drei Fotografien. Zwei Bilder dokumentieren vorgefundene Situationen mit dem Ziel, Fiktives abzubilden: den Ort, an dem das Ereignis stattgefunden hat (den Wald) und den Vorgang des Verschwindens eines Objekts (des hinter der Vegetation versteckten Fahrrads). Das dritte Bild ist die Inszenierung einer Installation, eine Interpretation des Begriffs der Auflösung. Ein Objekt, wie es Alfred Partikel gehörte – er nahm sein Fahrrad mit auf die Flucht aus Königsberg (einer Stadt, die zerstört wurde und verschwunden ist) –, ist auseinandergenommen, um fragmentiert wiederaufgebaut zu werden. Die Montage dieses Fahrrades wurde in einer verlassenen Militäranlage zersprengt gehängt, in einer NVA-Anlage in Brandenburg . Die Wahl des Ortes beruht auf seiner militärischen Funktion und nimmt Bezug auf eine Version der Umstände seines Todes : unter anderem wird vermutet, dass Partikel von einem Soldaten getötet wurde. Die Installation wurde fotografiert und anschließend wieder auseinandergebaut. Das Objekt — in diesem Fall das Fahrrad – dient als Mittel der Analyse, um die Idee des Verschwindens in Bezug zu setzen zu den Einbildungen, Zweifeln, Vermutungen, die es begleiten. Als Analogie der Leere soll das Ensemble der Fotografien auf eine poetische Art, an der Schwelle zwischen Wirklichkeit und Fiktion, eine mögliche Realität evozieren, die Ambivalenz des Begriffs der Abwesenheit zeigen angesichts eines plötzlichen und ungeklärten Verschwindens.

 

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